replique montre

replique montre
replique montre

dimanche 24 avril 2011

Duke Nukem sait s’entourer de Babes [vidéo]

On sait désormais que Duke Nukem ne sera pas un vaporware puisque sa sortie, bien que repoussée, est programmée pour le 14 juin 2011. En attendant, ce badass de Duke nous fait patienter ou du moins il patiente en compagnie de babes avant d’en découdre avec les aliens.
Gearbox qui a réalisé ce trailer a forcé quelque peu le trait et les adeptes du politiquement correct, s’offusqueront. Oui, car ce Duke là ne fait pas dans la dentelle, même si les Babes font, elles, dans la dentelle. Le PEGI 18 ne laisse plus de doute sur le contenu de ce trailer même s’il n’y a pas non plus de quoi crier au scandale.
OK, Duke Nukem est un gros dur et il bouscule tous les codes, mais les fans de la franchise remarqueront aussi qu’on ne découvre aucun nouvel élément relatif au gameplay. L’univers déjanté soit, mais ?a ne suffira pas si le jeu est archa?que dans son gameplay. On attendra sa sortie pour en juger et se faire une idée.
Image de prévisualisation YouTube

corum montres

dimanche 17 avril 2011

Triple saut de Marivaux sur les planches montreuilloises

Originale, cette comédie l’est en effet, car obviant la tradition de mise en scène d’une pièce unique, Madame Tsa? a opté pour la présentation d’une triade en enchassant trois pièces de Marivaux (1688-1763) : L’?le des esclaves, L’?le de la raison et La colonie, le tout joué en l’espace de deux heures par une troupe de dix comédiens. Les ?uvres ont été évidemment choisies pour leurs points de concordance;? il y a un effet de miroir et d’écho, une thématique commune aux trois qui permet de légitimer leur juxtaposition. Il faut bien l’avouer, le défi que s’était lancée madame Tsa? est plut?t bien relevé et ce, pour plusieurs raisons. Ce qui fait l’intérêt de cette triade comique, c’est tout d’abord sa problématique toujours d’actualité : celle de la difficulté à vivre ensemble à cause de nos différences. Différence de statut social, de genre (rapport homme-femme), dissemblance entre peuples civilisés et créatures sauvages.
La première comédie traite de la relation tendue, inégalitaire, entre un ma?tre, Iphicrate, et Arlequin, son valet, naufragés dans une ?le gouvernée par des esclaves révoltés où l’inversion des r?les est de règle. De l’autre c?té de l’?lot, a échoué également un couple de femmes : Euphrosine et sa suivante Cléanthis. Le renversement des fonctions, l’obligation imposée à chacun de se mette à la place de l’autre, que le riche devienne pauvre, que le maltraité devienne l’oppresseur sont censés faire prendre conscience à chacun de ses travers et lui permettre de s’amender. Cette première pièce est donc une sorte de ??Vis ma vie??. Mais Gilberte Tsa? ne fait ici qu’emprunter à Marivaux sans réussir à produire une comédie qui se singularise vraiment du modèle initial.
Sa mise en scène reste somme toute très classique, banale même, avec un Arlequin gouailleur mais qui n’arrive pas à convaincre parce que sa gestuelle manque de spontanéité, parce que le comédien n’entre pas vraiment dans son personnage. Le ma?tre Iphicrate a un jeu trop efféminé peut-être et la ma?tresse me semble caricaturée maladroitement. Bref, les personnages, les situations sont trop stéréotypés et à l’achèvement de cette partie, on se dit que le metteur en scène n’apporte aucune ??valeur ajoutée?? à la pièce de Marivaux. A ce stade, ce qui est le plus réussi, c’est probablement la scénographie simple mais efficace, illustrée par un décor épuré qui imite le réel : forte luminosité, sable, gros rochers gris et fond sonore rappelant le bruit des vagues qui caressent le rivage. On adore. Le spectateur se croit vraiment perdu sur une ?le et la musicalité des vagues renforce cette impression.
La seconde pièce est très différente des deux qui l’encadrent. Elle est de loin, selon moi, la meilleure à cause de sa poésie et de sa dimension onirique plus prégnante. Lumière tamisée et barreaux d’une cellule en fondent le décor. C’est une sorte de théatre de poupées. Gilberte Tsa? nous introduit dans une contrée fantastique peuplée de géants où a échoué un groupe de personnes devenues lilliputiens à la suite de leur naufrage. Plusieurs paramètres consacrent le charme et l’attrait de la pièce : tout d’abord, le recours à des marionnettes pour tenir le r?le des lilliputiens – certains comédiens font donc office de montreurs, remarquablement d’ailleurs, tandis que les autres jouent le r?le des indigènes de l’?le -. Ensuite, l’addition de ??styles?? différents : d’une part, il y a l’inspiration très ??asiatique?? manifeste notamment dans le costume des insulaires qui donne au spectateur l’agréable impression d’être en Chine après avoir quitté sa plage de sable blanc.
D’ autre part, il y a? l’usage du vieux fran?ais par le Gascon Fontignac, par exemple, dont les ?? Morgué !?? et ??Oui-da?? nous ramènent dans une France du XVIIe siècle. Puis, le talent des manipulateurs de marionnettes qui ne se contentent pas de les diriger mais poussent aussi la chansonnette. Enfin, l’intrigue elle-même : ce sont les travers de ces naufragés (vantardise, flagornerie, mensonge ou encore coquetterie) qui expliquent leur petite stature. Elle est, en somme, proportionnelle à leur petitesse morale. Pour retrouver une taille normale, il leur faudra donc reconna?tre tous leurs défauts. Et cette métamorphose va se faire sous les yeux du spectateur même si je ne vous révèle pas la fa?on dont Gilberte Tsa? s’y prend. En tout cas, c’est très simple mais vraiment bien trouvé.
Le thème de la dernière pièce en fait la plus dr?le, la plus contemporaine et la plus accessible ou, disons-le autrement, la moins abstraite de ce triptyque. Contemporaine, en effet, parce qu’elle développe le problème des relations hommes-femmes, de la place de chacun des deux sexes dans la société. Cette comédie très féministe, publiée par Marivaux en 1750, est incontestablement la plus d’actualité dans notre société où la parité est plus théorique qu’effective. Le public, hilare, se prend au jeu et rit à gorge déployée devant ces femmes qui ont décidé de prendre le pouvoir. Dr?le, la pièce l’est effectivement, en opposant deux catégories de féministes que je qualifierais respectivement de ??pures et dures?? et de ??modérées??. Selon les premières, les femmes doivent dorénavant être le plus moche possible : Fini la coquetterie, les beaux vêtements et les longues heures passées devant leur ??miroir, oh beau miroir??. Elles ne veulent plus être des bibelots de salon, fragiles, soumises et sont déterminées à faire la guerre et traiter politique comme leurs hommes qui évidemment ne les prennent guère au sérieux. Les secondes, estiment, elles, que la parité hommes-femmes n’exclut pas la coquetterie. Qu’on se le dise : les précurseurs des ??Chiennes de garde?? et autre ??Ni putes, ni soumises?? sont chez Marivaux !
Bref, si vous voulez remonter le temps et voyager en Grèce, en Asie, en France sans passer par une agence de voyages, vous rappeler les plages de sable fin ou assister à une révolution féministe,? vous pouvez dès maintenant réserver vos places au Nouveau Théatre de Montreuil. La pièce de Gilberte Tsa? est fort réussie.
Ga?lle Matoiri

Le jeu de l’?le dans une mise en scène par Gilberte Tsa?, du 28/02/11 au 15/03/11.
Nouveau Théatre de Montreuil : 10, Place Jean Jaurès – 93100 Montreuil – M° Mairie de Montreuil

montre patek philippe

lundi 11 avril 2011

Les salades à Malek, acides et tendres

Dans le petit théatre Darius Milhaud*, une quarantaine de spectateurs s’impatientent. Les lumières s’éteignent et Lounès Taza?rt (photo) s’élance sur scène, secondé par quelques accessoires. Après une scène introductive sur le mode ? papa, raconte-moi l’histoire de grand-père ?, l’acteur d’origine kabyle déploie toute sa palette de comédien pour camper des personnages hauts en couleur. Chacun accouche d’observations acérées et subjectives sur une société en perpétuel mouvement.
Les générations s’entremêlent, les problèmes se chevauchent. Les registres de langage s’entrechoquent. Comme une incarnation sémantique du conflit de générations. Cette incompréhension est flagrante lorsque le vieil immigré surprend son fils répétant en pleine nuit aux toilettes, ? Othello ?, de ? William j’expire ?. S’ensuit un savoureux quiproquo au cours duquel les mots tourneboulent dans la bouche du père. Le fils, exaspéré par cette intrusion paternelle, explique qu’il fait ? des vers ?. Et moque l’inculture de son père d’un ton précieux : ? Mais papa, dans quel siècle vis-tu ? N’entends-tu rien à la poésie ? ?
Le père, hermétique à ces velléités artistiques, conseille à son fils de prendre un vermifuge contre ? ces vers à douze pieds ?. Mouloud, son autre fils, ? surdoué du cathodique, premier en idiovisuel ?, lui donne aussi du fil à retordre. A l’école, mauvais élève, il collectionne ? les roues de vélo ?. La complexité des rapports entre parents et enfants n’épargne pas les filles. La grand-mère relate le cas d’une fille de quinze ans tombée enceinte d’un Antillais. En guise de représailles, le père se procure tout un attirail, de la gandoura au hidjab, pour protéger sa fille des regards. ? Quand elle va au collège, t’as l’impression que les tissus avancent tout seuls ?, commente l’a?eule. Lorsque Lounès Taza?rt endosse le costume d’une jeune fille à tresses, un peu cruche et fleur bleue, affublée d’un zézaiement propice aux jeux de langage, c’est pour parler des couples mixtes. La jeune fille s’est entichée de Chang, un Chinois. Elle sait que son père n’approuvera pas cette union et suppose ? qu’il va en faire une jaunisse ?.
Auparavant, cette Juliette des cités avait choisi pour Roméo, Isma?l, travailleur clandestin sénégalais et bon musulman. Enfin ? clandestin c’est s?r, mais travailleur… ?. Son père affirme pourtant ne pas être raciste. Même s’il a fr?lé l’infarctus après avoir rencontré Isma?l. L’auteur se moque ouvertement des difficultés des filles arabo-musulmanes à trouver babouche à leur pied sans froisser leurs parents.
La plume de Lounès Taza?rt suinte la causticité. Et donne corps à des personnages émouvants, parfois paumés. Dans le r?le du loser magnifique, le cousin junkie excelle. Emergeant d’un nuage de fumée, l’esprit embrumé par sa consommation effrénée de cannabis, il s’aventure sur le terrain politique tout en tirant sur son joint. Aussi se moque-t-il de cette tendance de la police à effectuer des contr?les d’identité abusifs sur les jeunes des cités. ? Les ados franchissent le périph, on dirait qu’ils franchissent la frontière. ? Et suppose que leur carte d’identité à force d’être présentée lors des contr?les ? doit être br?lante à la fin de la journée ?.
Il brocarde la médiatisation exagérée de la délinquance en banlieue. Pour illustrer ses propos, il imagine les gros titres des journaux si la police venait à effectuer une opération d’envergure dans sa cité ? Banlieue, saisie record : 2 g à la cité des Oiseaux, alias la shitée des planeurs ?. Lounès Taza?rt raille avec tendresse la famille envahissante. Le cousin défoncé se plaint sans cesse de Bouzid, une ? ventouse ? sans-papiers. Son dilemme tient en deux phrases : ? Tu l’héberges, t’es un hors la loi. Tu le jettes dehors, pour ta famille t’es un renégat. ?
Après le spectacle, l’acteur m’explique qu’il s’est inspiré pour ce best-of, couronnant 20 ans de café-théatre, ? du milieu naturel de l’immigration. Je viens d’Aubervilliers. J’essaie de porter sur la communauté un regard poétique et satirique. ? Assumant le c?té archétypal de ses personnages, l’auteur définit sa démarche humoristique ainsi : ? Rire sur soi-même permet de mieux accepter les problèmes qui nous assaillent. ? Pour délivrer son message, il table sur les mots. ? Je travaille sur la langue, le télescopage des mots. Les personnages ont le sens de la formule et s’en servent pour fleurir leur langage. ?
Et ? cerise sur le loukoum ?, les spectateurs rient. Pourtant les sketchs sont de qualité inégale, pas toujours tordants. Justine, 40 ans, projectionniste, a adoré. Venue sur les conseils de Boodjie, le metteur en scène, elle ne connaissait pas Lounès Taza?rt. ? Il y a plein de thèmes qui touchent tout le monde. Il reprend des expressions qui sont dans l’air comme zaama (genre en arabe) ou halouf (cochon). ?a me parle, ce n’est pas communautariste. ? Elle insiste sur le don de transformation de l’acteur. ? Parfois, je ne le reconnaissais même pas. ?
Faiza Zerouala
*? Les Salades à Malek ?, théatre Darius Milhaud, prochaines représentations, du 22 au 29 mai. Adresse : 80, allée Darius Milhaud, 75019 Paris, accès, porte de Pantin.

corum montres

lundi 4 avril 2011

Elle est juive, il est goï - l’impossible amour

A l’age de 11 ans, je gagnais 50 francs à mon premier jeu de hasard. Quand j’étais petit, je finissais toujours premier au Mille Bornes. Inutile de préciser qu’au Monopoly j’inondais le plateau de jeu de mes h?tels. Tout cela ne présageait rien de bon pour ma future vie amoureuse, car comme dit l’adage : heureux au jeu, malheureux en amour. Si j’avais su ce qui m’attendait plus tard, j’aurais certainement réfléchi à deux fois avant d’accumuler les billets à la Bonne Paye et ma dernière relation se serait peut-être terminée différemment.
?a faisait cinq mois que je sortais avec ma dulcinée et du jour au lendemain elle me quitte parce que soi-disant je suis go?. Mais nan, pourquoi tu fais ?a, je boucle quand j’ai les cheveux plus longs, dès demain je m’achète un grand chapeau noir et je me laisse pousser les locks, oui, les papillotes comme tu veux…
Non, le problème bien s?r, ce n’était pas avec elle. Elle avait des sentiments pour moi et tout se passait bien jusque-là. L’éminence grise qui voulait nous nuire, celui qui assombrissait petit à petit les beaux jours d’une relation qui venait juste de na?tre, celui qui tuait dans l’?uf notre amour, c’était son père – j’en fais peut-être un poil trop… Je suis donc sorti de cette rupture très dé?u et avec plein d’interrogations en tête.
J’ai été voir mon ami Daniel pour discuter comme on le fait souvent après une rupture. Il est juif sépharade comme mon ex. Il a compris tout de suite ce qui s’était passé et il m’a même avoué qu’il s’y attendait, ce qui m’a vraiment remonté le moral ! Pour lui, j’avais eu de la chance de rester avec elle aussi longtemps. Quand une personne est issue d’une famille très religieuse, les relations ? mixtes ? sont interdites. Les parents ont déjà en tête le mariage de leurs enfants et on ne peut épouser qu’un juif, et un juif de sa communauté.
Autrement dit, les juifs sépharades évitent de se mélanger aux juifs ashkénazes de culture différente, les juifs orthodoxes aux juifs libéraux. Du coup, j’étais venu pour me lamenter et critiquer les femmes comme il est convenu de le faire quand on s’est fait plaquer, et finalement, j’ai compris pourquoi mon ex m’avait quitté avec ces mots : ? C’est mieux pour toi et pour moi qu’on en reste là, c’est pas toi le problème, mais notre relation n’a pas d’avenir… ?
être juif dépasse le cadre de la religion. Quand on est juif, on appartient à un peuple avec une culture propre, une histoire qui varient même entre Séfarades et Ashkénazes. Le mariage, c’est donc presque le seul moyen de transmettre aux générations futures le juda?sme. Il est bien possible de se convertir, mais ?a prend du temps, des années. Le mariage occupe ainsi une place privilégiée dans le juda?sme. Les parents très pratiquants veulent le meilleur pour leurs petits-enfants. Ils veulent qu’ils soient élevés dans la religion juive, dans la conscience de leur communauté.
Le mariage mixte soulève alors de nombreuses interrogations. Dans quelle religion les enfants nés d’une telle union seront-ils être élevés ? Le parent non-juif sera-t-il à même de transmettre à ses enfants les principes propres au peuple juif ? Ainsi, certains pourtant peu pratiquants veillent quand même à ce que leurs enfants épousent des juifs. Mais il ne faut pas voir dans ce rejet du mariage mixte la peur de l’autre ou le simple refus de se mélanger. Le mariage mixte est dès le départ vouer à l’échec pour les plus réfractaires. On pense qu’il n’est pas viable sur le long terme. L’importance de la tradition, de la religion, de l’éducation des enfants sera un poids auquel la vie de couple ne résistera pas.
D’ailleurs, si la famille finit par céder et que les deux tourtereaux se marient, gare à eux si leur mariage bat de l’aile et s’il se termine par un divorce. C’est le mariage mixte qui endossera toute la responsabilité de cet échec. Daniel, qui est issu d’une famille pratiquante traditionaliste*, a d? faire face à toutes ces oppositions lorsqu’il s’est mis en couple avec une non-juive. Cela fait trois ans qu’il est avec Chloé et si avec ses parents les rapports se sont apaisés, ses grands-mères n’ont pas changé leur position d’un pouce. Elles seraient rassurées de le voir quitter sa copine pour une juive. Derrière la gentillesse de fa?ade, Chloé sent bien que, dans le fond, elles ne l’acceptent pas vraiment.
Lorsque son père a demandé à Daniel de choisir entre la famille et sa copine, il a persévéré et ses parents ont d? se rendre à l’évidence, les sentiments dépassent le simple cadre de la religion. Avec le temps et en la rencontrant, ils ont compris qu’ils ne pouvaient pas tout décider pour leur fils, qu’il devait être libre de choisir celle avec qui il voulait faire sa vie. Mais tout n’est pas rose non plus. Son père voit d’un mauvais ?il cette relation qui pourrait aboutir à un mariage. Lorsqu’il a appris que son fils allait se fiancer, il l’a mis en garde : ? Tu fais ce que tu veux, mais je n’irai pas à ton mariage. ? Pourtant, son père apprécie Chloé.
C’est bien le mariage mixte qui bloque. Et Chloé a du mal à comprendre ce demi-rejet. Pour Daniel, c’est un peu plus de pression qui pèse sur son couple. Les plus religieux de la famille sont dans l’attente du moment où les deux fiancés conna?tront une mauvaise passe, se sépareront. Il doit prouver qu’une relation avec une non-juive peut marcher. Mais lui-même se pose des questions. Il ne s’est pas totalement émancipé des interrogations des plus agés. Il se demande ce que son mariage avec Chloé pourrait donner, si leurs enfants seront éduqués comme des juifs, hériteront de la religion de leur père, et il leur faudra alors se convertir puisque le juda?sme se transmet par la mère. Plus concrètement, il faudra concilier fêtes juives et fêtes chrétiennes. Daniel vivra alors le premier No?l de sa vie et Chloé sa première fête de Pessah.
Une autre question épineuse est celle de l’alimentation. Daniel mange casher et Chloé n’est pas décidée à arrêter la charcuterie. Il faudra donc s’organiser pour les courses et la cuisine. S’ils ont des enfants, Daniel mangera-t-il casher pendant que ses enfants mangeront ce qu’ils veulent ? Mais Daniel, malgré ces difficultés, continue à croire en l’avenir de son couple.
Même s’il comprend sa famille, il aime Chloé et ne peut pas se résoudre à la quitter. Pour lui, le mariage mixte, ce n’est pas renier ses traditions comme il l’entend souvent dans sa synagogue, mais inventer un mélange. Et si le mariage est un pilier du juda?sme, il veut battre en brèche l’opinion de ceux qui, parmi les plus?radicaux en la matière, déclarent que le mariage mixte est pire que la Shoah, risquant de provoquer, à terme, la fin?du peuple juif.
Au contraire, le mariage mixte va enrichir le juda?sme d’autres cultures, c’est certain, mais surtout pas le faire dispara?tre par acculturation ou assimilation. D’ailleurs, certains juifs ont franchi le pas comme les libéraux**. Les unions avec des non-juifs sont largement tolérées dans cette communauté. Et aujourd’hui, comme le dit Daniel, ne faudrait-il pas se demander ce qu’est être juif ? Est-ce simplement avoir des parents juifs ? Vivre dans une communauté ? Ou plut?t avoir une conscience de ce qu’est le juda?sme ? De son apport au monde?
Matthias Raynal
*Juda?sme traditionaliste : pratique stricte du juda?sme, mais moins rigoureuses que celle des juifs orthodoxes. Les croyants respectent les lois de la Bible mais en prenant certaines libertés.
**Juda?sme libéral ou réformé (la première appellation concerne plus spécifiquement des communautés juives de France) : pratique libre, laxiste du juda?sme. Les croyants accordent peu d’importance au mariage et le mariage mixte est beaucoup plus répandu dans cette communauté.

copie montre de luxe

replique rolex

replique rolex
replique rolex